01/11/2026
En cette période de début d’automne, nous sortons d’un été de canicule et de sècheresse, long, sans fin, qui a fatigué les corps et les esprits.
Il a pointé nos fragilités et en a révélé de nouvelles, risque incendie pour nos forêts, phénomène de retrait gonflement des argiles pour nos bâtiments et nos maisons … Notre forêt, si prégnante sur notre territoire, est maintenant clairement soumise au risque incendie et nous devons l’intégrer dans nos modes de gestion et nos plans de sauvegarde. Le manque d’eau et la sécheresse persistent malgré l’arrivée de l’automne, la souffrance de la biodiversité est visible, nos bâtiments et nos maisons sont maintenant clairement impactés par les phénomènes de retraits gonflements des argiles.
Cet été caniculaire et les conséquences d’une sécheresse qui perdure ne laissent personne indifférent. Même pour les plus sceptiques, l’évidence est devant nous, le réchauffement climatique n’est plus pour demain, il a commencé, il est intimement lié à la crise énergétique et géopolitique. il nous impacte avec son cortège d’angoisses et de colère. Nous avons commencé à décarboner nos villes et à les adapter mais nous sommes encore loin du compte.
Nos lycéens et nos jeunes s’expriment au travers de revendications profondément légitimes. D’autres en profitent pour déchainer un niveau de violence sidérant. Les violences aux personnes, les dégradations et destructions d’équipements publics et de biens commerciaux sont inacceptables, dans une période où nous aurions besoin de solidarité et d’engagements communs et collectifs. Elles alimentent la tentation totalitaire, elles ne doivent pas nous faire oublier le fond des questions posées, l’immense nécessité de démocratie et de justice sociale devant les enjeux.
Dans nos communes, nous faisons tous face à une nécessité forte d’investissements, pour adapter nos bâtiments et nos logements, pour changer nos modes de déplacements vers des transports décarbonés, pour faire évoluer nos réseaux d’eau et protéger nos espaces naturels, et limiter les phénomènes de ruissellements et d’inondations…tout en maintenant la qualité de nos services publics et l’attention portée à tous. La liste est longue, elle nécessite la mobilisation de tous, élus, services, habitants, partenaires techniques et financiers.
A Gometz, l’école c’est aussi l’enjeu du gros chantier de réhabilitation énergétique et fonctionnelle de l’école maternelle, offrir aux enfants et aux équipes éducatives un bâtiment adapté à leurs besoins et aux évolutions du climat. Mieux isolé, équipé d’un auvent complet pour limiter les effets de l’ensoleillement, doté d’une ventilation mécanique contrôlée double flux, le choix a été fait au cours de l’été d’ajouter un système de rafraichissement sur l’ensemble des locaux. L’objectif est d’y accueillir tous les enfants, sans rupture dans leurs apprentissages, quel que soit les températures. Mais aussi potentiellement d’y accueillir des personnes fragiles dans des espaces mutualisés rafraichis. Et Coté école élémentaire, l’ensemble des classes ont été équipées courant aout de ventilateurs de plafond et de films solaires. C’est portés par ces enjeux d’adaptation et de qualité de nos services publics que nous priorisons nos projets. Malgré cette période incertaine, vos élus et les services communaux sont mobilisés pour avancer, soyons solidaires et courageux.
Lucie Sellem